Sacré-Coeur et la Grande Guerre (Le), par Alain Denizot

Modèle : SACRE COEUR DENI
Disponibilité : En Stock
22,46€
H.T : 20,42€
Qté : + -
 

Sacré-Coeur et la Grande Guerre (Le), par Alain Denizot

 

Les historiens ont étudié la Grande Guerre sous tous ses aspects, militaires, politiques, économiques, religieux. Tout semble avoir été dit, écrit. Toutefois, il existe encore des sujets tabous, sensible, que les autorités civiles et militaires de l'époque ont censurés, interdits.
Si les mutineries de 1917 ont livré leur secret, la religion et ses pratiques restent un vaste champ d'investigation pour le chercheur. Croyance et athéisme s'oppose, l'église se méfie des déviances. S'arrête la pratiquée où commence la superstition ? « Le Sacré-Cœur et la Grande Guerre » fait partie des sujets délicats et rencontre de nombreux détracteurs tant du côté catholique qu'athée. Les recherches se heurtent à des réticences de part et d'autre. Mais l'historien a le devoir d'écrire ce qu'il a constaté sans prendre parti. Les faits ont existé, indéniable. Chacun en tirera les conséquences selon sa philosophie.
Dans de telles conditions, les recherches sont difficiles, parfois impossibles. Les archives de l'armée sont muettes. Officiellement interdit, le Sacré-Cœur sous toutes ses formes n'existait pas. Certaines congrégations ne savent rien : elles étaient expulsées de France.
Et pourtant des hommes, des unités arboraient le Sacré-Cœur sous forme d'insignes, fanions, drapeaux.
Avec la séparation de l'église et de l'État en 1905, le père qu'on consolide une république déjà anticlérical, crée un fossé durable entre les catholiques et les laïcs. En 1914 les plaies ne sont pas cicatrisées surtout dans l'armée.
Par sa durée, par son horreur, la Grande Guerre met un terme provisoire à la division politique des Français. L'Union sacrée regroupe une nation aux croyants et non croyants participent au même combat. Les religieux rentrent en France, le clergé se met au service de la patrie, participent à la vie civile et militaire. En cette période troublée la pratique religieuse se développe, la population a besoin aussi des « alliés du ciel ». La dévotion Sacré-Cœur connaît une large diffusion avec consécration, port d'insignes, ou de fanions du Sacré-Cœur. Des troupes arborent le drapeau bleu, blanc, rouge avec le Sacré-Cœur. Un mouvement populaire demande même que ce drapeau soit officiel. Toujours prudente, l'église ne font pas parti pour ne pas heurter l'État laïc.
La dévotion Sacré-Cœur prend son essor  au XVIIIe siècle. De culte privé, elle devient culte publique grâce à Marguerite-Marie Alacocque.
Pendant plus de deux siècles le culte du Sacré-Cœur s'affine et bien que lié au culte marial, à son essence propre avec ses rites particuliers. Son histoire participe activement à celle de la France. Ces messages destinés à la royauté demeurent partiellement est réalisé ; toutefois la république, par essence antireligieuse, ne peut s'opposer à sa pérennité, à son développement, malgré les lois votées contre elle.La France demeure la fille aînée de l'église, quel que soit le régime, et si la dévotion Sacré-Cœur atteint son apogée à la faim du XIXe siècle, sa pratique au cours de la Grande guerre dépasse par son ampleur le symbole de Loigny. 
Peut-on parler de de renouveau religieux, de religion "paratonnerre" ! L'église a béatifié Marguerite Marie mais refuse en 1917 la position du Sacré-Cœur sur le drapeau national. Le malaise provient du rapprochement entre le Sacré-Cœur et la politique au XVIIe siècle. La question ne s'est jamais posée pour le culte marial. Jésus doit-il régner sur terre et les hommes se façonnaient à son image, à son amour ? La religion a-t-elle une place dans la société laïque ou resurgit-elle dans les périodes troublées comme une sauvegarde ?
Les recherches qui ont abouti à ce livre ne veut pas apporter de réponse. Les « faits » du Sacré-Cœur sont indéniables, ils représentent une partie méconnue de notre histoire. À chacun de juger.
L'étude préliminaire, et détaillée présente l'historiographie du Sacré-Cœur ; l'essor d'un culte et d'une dévotion qui connaît son apothéose au cours de la Grande Guerre. Par son origine le Sacré-Cœur entre en politique en même temps qu'il entre en religion avec Constantin, Clovis et s'autoconstruit au service de l'État que le pouvoir soit royal ou républicain. Essentiellement paru au XIXe siècle en 1914 1918, les écrits relatives au Sacré-Cœur montrent là le merveilleux de la dévotion, sa nécessité, et la guerre semble être un moment privilégié de son développement. 
Toutefois la virulence des positions témoigne d'un sujet controversé tant par ses partisans que par ses détracteurs. Un tel sujet ne peut laisser indifférent et demande objectivité et impartialité.

 

Ecrire une histoire qui mêle religieux et militaire, merveilleux et dure réalité de la guerre, croyance et athéisme relève du défi.
De la Croix à Marguerite-Marie Alacoque puis à Claire Ferchaud, le Sacré-Coeur devient un culte public, doit figurer sur les étendards de la France comme à la bataille de Loigny en 1870. Au cours de la Grande Guerre culte et dévotions au Sacré-Coeur deviennnent le fer de lance du catholicisme dans une République laïque et anticléricale. Des milliers de médailles, fanions, étendards, drapeaux du Sacré-Coeur apparaissent sur les champs de bataille. Les consécrations au Sacré-Coeur se développent à l'arrière et au front, du Poilu au Maréchal de France.
Sujet tabou, aux archives souvent muettes, aux détracteurs de tous bords dont les partis minimisent ou taisent les faits, "le Sacré-Coeur et la Grande Guerre" relate l'apôthéose et la pérénité du Sacré-Coeur.

Spécialiste de la Première Guerre Mondiale, Alain Denizot, docteur de IIIe cycle en Géographie, a soutenu une thèse de doctorat d'Etat en histoire sur "Verdun 1914-1918".

Première Partie : Historique du Sacré-Coeur
Définitions, La France élue de Dieu, Marguerite-Marie Alacoque, Louis XIV et le Sacré-Coeur, La peste à Marseille, Le voeu de Louis XVI, La Révolution et le Sacré-Coeur, Le Culte du Sacré-Coeur de Montmartre, Les consécrations tous azimuts : 1872-1914, La politique antireligieuse : 1871-1914.
Deuxième Partie : Le Sacré-Coeur en 1914-1918
L'apothéose du culte, Exemple d'Intronisation du Sacré-Coeur dans les foyers, La vie religieuse, Le drapeau du Sacré-Coeur : 1914-1916, 1917 : Une certaine Claire Ferchaud, 1917 : La bataille du drapeau, 1918 : L'apaisement.
Troisème Partie : Le Sacré-Coeur à la guerre
Des généraux pratiquants, La bataille de la Marne, Récits anonymes du Sacré-Coeur au front : Marcault l'idéaliste - Les archives de Montmartre, La consécration des soldats, Histoire de drapeaux du Sacré-Coeur : Le Commandant Marchant 17e B.C.A. - La mère du général Gouraud - Le colonel Charles-René d'Arnoux 116e R.I., Le colonel de Gouvello 410 R.I., Le 3e B.T.C.A., Le Sacré-Coeur et l'Aviation, Le Sacré-Coeur et la Marine : "Voltaire" et le Sacré-Coeur - Dartige du Fournet et le Sacré-Coeur, Conclusions, Annexes, Remerciements, Sources, Bibliographie.

Nouvelles Editions Latines - 1994

Écrire un avis

Note : Le HTML n’est pas pris en charge !
Mauvais           Bon