Conteurs du vieux logis (Les)

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Conteurs du vieux logis (Les)

  • Alexandre Arnoux - L'homme qui tua les dieux
  • Pierre Benoit - Le délégué belge
  • Pierre Billotey - Le Parapluie
  • Binet-Valmer - Le grand Voilieer
  • Jacques Bousquet - Un palais et un coeur
  • Paul Bruzon - L'oiseau blessé
  • Maurice Dekobra - Mirella
  • Edouard Deverin - Hubin l'énigmatique
  • Roland Dorgelès - Le promeneur nocturne
  • Albert Erlande - Motifs secrets
  • Claude Farrère - Histoire de revenants
  • Edmond Fleg - La femme adultère
  • Henry de Forge  - Allo ! Dans la nuit
  • Maurice Genevoix - Mathias humilié
  • José Germain - Le mouillage des secs
  • Jean Guirec - L'Oubliée
  • Pierre Ladoué - La tour fondue
  • Maurice Larrouy - L'image réelle
  • Henry Malherbe - Puissances obscures
  • Louis Mandin - La femme à barbe
  • André Maurois - Naissance d'un maître
  • Jean Ravennes - Colorado
  • Etienne rey - L'impressario de Dieu
  • Thierry Sandre - La Nativité
  • Louis Fhomas - Podbéder, joyeux
  • Jean des Vignes Rouges - La mère du coupable

Le premier jeudi de chaque mois, dans une auberge de Montamrtre qui, sous l'enseigne du Vieux Logis, offre aux gourmets ses filets de sole Mimi Pinson et son vin rosé, des amis de la vie disperse ont accutumé de se réunir autoir des tables trop étroites : ce sont les écrivains français que le guerre rassembla sur le front pendant cinquante-deux mois de périls et de fraternité. De tant de misères dont ils souffrirent en commun, ils gardent une nostalgie profonde qui les attire et les attache mieux que de puissants intérêts. Quand ils se rencontrent, eux que la paix dissémina parmi le reste des hommes, ils s'étreignent les mains avec un sentiment de sécurité que ne connaîtront jamais ceux qui n'ont pas porté les armes côte à côte aux jours d'épreuves. Le premier jeudi de chaque mois, les Ecrivains Combattants se cherchent et se retrouvent autour des tables trop étroites du Vieux Logis. 
A la fin du repas, l'un d'eux se lève et lit à voix haute une page d'un écrivain mort à la guerre. Car il faut qu'on n'oublie pas que cinq cents de leurs camarades sont tombés sur les champs de bataille de 1914. A l'heure de la séparation, les survivants se serrent, muets et pâles, près de celui qui évoque pour tous le disparu. Après quoi, la vie exigeant d'autres soins, et la porte ouverte sur la rue, ces écrivains tirent chacun de son côté et vont à leurs oeuvres, comme si quelque voix leur murmurait à l'oreille les mots de la tante Aurélie disait au petit Jean d'Edouard Estaunié :
- "Allons ! Tâche d'oublier et va jouer, si tu veux."
Vous lisez d'eux les romans, les essais, des chroniques, des nouvelles. Vous ignorez parfois tel projet de roman se fit au cours d'un de leurs déjeuners ou tel conteur conta d'abord là, pour ses camarades, le conte qu'il n'a plus qu'à mettre en forme pour le journal où que vous le savourerez. Mais voici un recueil de quelques contes nés de pareilles conjonctures. Divers comme les hommes qui les ont écrits, ils sont ici groupés dans un dessein d'amitié durable, sous la pacifique enseigne du Vieux Logis.

1927

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